Les Noirs Dans les Mangas : Blague ou (R)evolution ?

Compatriotes Otaku, konnichiwa

edito : On m’a demandé il y a quelques jours où trouver un exemplaire du magazine dont je parle a la fin de cet article. J’ai finalement obtenu l’autorisation de distribuer une version numérique ici. Afin de « promouvoir la culture artistique camerounaise« . Vous trouverez donc un lien de téléchargement du fichier a la fin de cet article. Bonne (re)lecture.

En tant que broussard du numérique, individu à la peau noire, et mangeur de chocolat, je me devais de respecter les préjugés et d’écrire a un moment donné un article sur la relation entre les noirs et les mangas. Un véritable exercice d’écriture pour une question que certains se posent peut être depuis longtemps : Les Mangaka sont-ils racistes ? Et bien si la réponse vous parait évidente, attendez de lire cet article jusqu’à la fin, puis on en reparle.

Je 'appelle Bob, et je ne suis pas un stereotype :3 (Tenjou Tenge)
Je ‘appelle Bob, et je ne suis pas un stereotype :3 (Tenjou Tenge)

Aujourd’hui, chaque manga a son Nigga. Le mec noir qui apparait a un moment clé de la série. En général costaud, cheveux crépu et amateur de reggae. S’il est un stéréotype, il ne l’est pourtant pas plus que ceux aux physiques atypiques, comme les borgnes, les lolitas, ou les oreilles de chats, ou même les stéréotypes comportementaux que sont les tsundere, yandere, kuudere, etc. Mais pourquoi malgré tout, on a l’impression qu’il est sous représenté ? La réponse est simple : Parce que le manga ne nous est pas destiné.

Nous autres, Otakus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, bref nous autre les non-japonais, Gaijin, avons tendance à penser qu’un manga se doit de respecter des concepts mystiques tel que la parité homme-femme ou même les droits de l’homme ou de l’enfant. C’est beau de rêver. Il faut garder en tête qu’un mangaka écrit une histoire en se basant sur son vécu et son expérience personnelle. Il va broder autour de son environnement et surtout il va écrire pour vendre. A un public japonais. Et suivant la profondeur de son estime de lui-même, il sera même tenté de pourrir plus ou moins profondément son œuvre avec du fan service. Pourquoi ? histoire de vider les poches de quelques pré-pubères, en manque de formes arrondies, qu’il leur offrira de manière injustifiée. Vive le pognon !

Booobs !!! Pognoooooon !!! (Fairy Tail)
Booobs !!! Pognoooooon !!! (Fairy Tail)

Yp, my niggah (Gintama)
Yp, my niggah (Gintama)

Comment un personnage aux caractéristiques afro entre dans un casting nippon ? Et bien, tout dépend de son origine : Afrique, Amérique du Nord, Inde, Pays lointain, Monde souterrain/Enfer/Marmite de Lucifer… Les origines du personnage noir sont diverses et influencent ainsi énormément les stéréotypes que les japonais ont d’eux. Dans le même ordre d’idées, on notera que les africains sont lié à la Famine, la guerre, et la misère ; et les afro américains à la Violence, aux Gangs, et au rap. Simple. Clair. Pourquoi réfléchir plus loin ?

En toute logique, un personnage aux caractéristiques afro apportera donc une touche d’exotisme à un scenario trop … ethnocentrique. Parce que oui, les japonais ne sont pas racistes mais nombrilistes. Ce qui est totalement différent. Plus simplement, un japonais ne réfléchis pas spécialement en terme de noir, de blanc ou de rouge mais en terme de japonais, de non-japonais (Gaijin) voire meme de sous japonais/metisse/(half/harufu).

« Vous dites que les animes ne sont pas destinés aux noirs ?! »

Ainsi, on comprendra que les japonais ne savent en général pas grand-chose des autres peuples. Déjà parce qu’ils s’en foutent pas mal xD et surtout parce que certains sont beaucoup plus loin dans leur tête que d’autres, géographiquement parlant. Pour rester sur la géographie, le Japon est extrêmement homogène : 98 % de la population est japonaise. Ce qui en fait l’un des pays les moins ethniquement diversifiés de la planète. L’insularité renforce également ce sentiment. J’ai lu le témoignage d’un congolais qui disait n’avoir rencontré que 10 noirs dans l’archipel en 10 ans. True story. Sachant cela, comment un mangaka qui n’as vu des noirs qu’à la télé ou dans son pays des proportions ridicules pourrait objectivement leur donner une place prépondérante dans un manga sans tomber dans le cliché ? Il faudrait pour cela pas mal de travaux de documentation, mais ça ne rendrait pas son manga plus populaire vu que les japonais sont ethnocentriques, et ne s’identifieraient donc pas à un personnage non japonais. Perte de temps.

Alligatueur XD ... krkrkrkr (Jackals) #Manghwa
Alligatueur XD … krkrkrkr (Jackals) #Manghwa

Ça n’empêche pas certains mangakas d’en faire des personnages importants. Ce qu’on remarque en premier : Les Black mis en avant sont des brutes de force et de charisme. Kilik de Soul Eater, Aomine Daiki de Kuroko no Basket ou Casca de Berserk. Le premier personnage principal de manga à la peau noire qui me vient en tête est Nichols Edward du Manghwa Jackals. Et rien qu’à la couverture, on sent que ça envoi du lourd.

Tu sent le charisme dans ta face ? (Psychopass the movie)
Tu sent le charisme dans ta face ?
(Psychopass the movie)
Capitaine Nemo black
Capitaine Nemo black

Avant lui, on a eu Nadia et le secret de l’eau bleu. Nadia et le capitaine Nemo était initialement de bons représentants d’Afrique noire avec les cheveux crépus, le gros nez, le teint basané et tout le tralala. Mais suite à quelques bavardages et tergiversations sur la réception des personnages par le public nippon et sur les « difficultés d’animation » (*), les chara design ont été changé. Nadia aura quand même le mérite d’être l’œuvre qui rendit le caractère afro populaire dans l’esprit nippon. Assez important pour être noté.

Nadia black
Nadia black

On aura quand même tendance à penser que certains auteurs sont juste racistes. Surtout quand on pense à Monsieur Popo (Dragon Ball), le personnage gag ultime de Toriyama. Non content d’avoir fait un gars gros, full black, grosses lèvres, habillé en esclave, il lui a donné une force de malade tout en lui accordant le titre d’unique serviteur de « dieu » – Tellement polemique que dans DB Kai, il est maintenant bleu (et je ne parle meme pas de Jynx le pokemon #54 ). L’un des rares autres noirs à apparaitre dans l’œuvre de Toriyama, après l’adjudant Black (oui oui, Black xD …), n’est autre que Uub, provenant d’Afrique. Il souffre lui aussi des stéréotypes sur la pauvreté. Pourquoi ? Parce qu’il vient d’Afrique noire. Simple. Clair.

Et de toute façon, le public japonais s’en fout pas mal au final, tant qu’il a sa dose de testostérone et de violence. L’ingrédient principal du shonen populaire. C’est à se demander si les auteurs de shonen ne seraient pas plutôt misogynes. Si on jouait a « Cite moi 5 filles dans un manga », Dragon Ball et Naruto rendrai la vie difficile a la plupart d’entre vous.

Je ne vous respecte pas - Akira Toriyama (Dragon Ball)
Je ne vous respecte pas – Akira Toriyama (Dragon Ball)

Comment avoir des mangas remplis de personnages afro auxquels on pourrait s’identifier alors ? Vous l’aurez deviné, ce n’est pas du japon que viendra la réponse. La réponse nous vient du Cameroun ce coup-ci, et je le dit avec une pointe de fierté. Via le magazine Afroshonen.

afroshonen_0Afroshonen, c’est une volonté de mettre en avant la culture africaine, mais aussi de cultiver le multiculturalisme. On a affaire ici à une tribune pour les bédéistes camerounais, aux influences orientales difficilement dissimulables. Autant le dire tout de suite, le projet est à la fois ambitieux et risqué. Mais Brice Ludovic Bindzi n’en démord pas :

« On projette de devenir un équivalent de Disney en Afrique »

Rien que ça. Un optimisme qui force le respect.

L’expérience n’est pas sans heurt, comme le soulève le blog mangafrica. Notamment au niveau du positionnement, voire même du format d’impression, jugé trop grand. Quoique, c’est une question de goût personnel. Manga player, distribué jusqu’en 99 par Messapresse, et auquel je dois la découverte de Ghost in the Shell (mon manga seinen préféré, soit dit en passant), était publié dans un format similaire. et j’ai kiffé :3

d616bb941494eb59820d1e3fb211b6faAfroshonen est cependant la première initiative du genre :

« Je m’inspire des valeurs d’égalité et de paix entre les peuples, explique-t-il pour décrire le contenu d’Afro Shonen qu’il dirige. Je voudrais qu’on puisse s’éloigner des stéréotypes qui veulent que les Africains ne soient cantonnés qu’à des histoires africaines. Cependant, la majorité de nos personnages centraux sont des Noirs. Notre style est hybride, car inspiré de plusieurs influences ». rfi.fr


Afro-Shonen-la-nouvelle-revue-destinée-aux-fans-de-mangas-Cameroun-13La bande dessinée africaine part ainsi sur de bonnes bases mais souffre encore d’un manque de considération en tant que produit culturel. La faute à un grand nombre de préjugés (merci monsieur popo), un engouement faible et un manque de moyen des auteurs.

La méfiance est restée. Le style, les thèmes japonais, la blancheur des visages, les yeux bridés, les robots, les arts martiaux : tout est trop étranger, trop différent, et rejeté par les rares maisons d’édition et festivals. Mais les choses bougent. Depuis le Canada, l’École de Manga Japonais de Montréal se bat aujourd’hui pour l’avènement du manga en Afrique, avec l’opération « Manga Africa ». Le Monde

La seule exception sur le continent tient en une onomatopée : Gbich ! – qui reproduit « le bruit d’un poing sur la joue ». Le journal satirique qui emploie quinze auteurs à plein-temps a publié plus de 300 numéros et diffuse chaque semaine 20 000 exemplaires. rfi.fr

Personnellement, je pense que la bande dessinée camerounaise devrait être, à l’instar du manga pour les japonais, un outil pour s’approprier notre identité culturelle, avant même de penser à l’exporter. Nous manquons encore d’expérience à ce niveau et une grosse période d’incubation me semble nécessaire pour s’approprier les techniques et mettre en place une véritable stratégie de popularisation du media. Une étape indispensable si l’on veut détruire ces préjugés que j’ai en horreur, comme vous l’avez déjà surement remarqué.

Mais Elyons (La vie d’Ebene Duta), Narcisse Youmbi (Papa Nzenu), Olivier Madiba (Kiro’o Games) & co nous prouvent que l’engouement peut être créé, si on s’en donne les moyens. Et avec leur multiculturalisme revendiqué, ce ne sont pas les mangakas d’Afroshonen qu’on soupçonnera de racisme xD

Et pour ceux qui doutent, voila un moyen de démarrer :
Obtenir ton exemplaire d'afroshonen en cliquant ici

N’hésitez pas donner votre avis en commentaire, voire même votre meilleur représentant noir dans votre culture manga, ça fera toujours de la culture partagée 😉 et Sinon, vous pouvez aussi lire un article similaire ici.

Cordialement,

Un geek, noir, qui aime VRAIMENT le chocolat.

(*): Source : Marc Hairston, The « lost » Nadia,‎ 1995

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19 réflexions sur “Les Noirs Dans les Mangas : Blague ou (R)evolution ?

  1. Franchement, ça ce n’est même pas un article de blog! C’est un reportage complet que tu nous as sorti là! Super intéressant! Et j’avoue que perso, je ne me suis jamais posé la question de la place des blacks dans les mangas. De toute façon quand tu es jeune et que tu regardes ces choses, c’est le cadet de tes soucis! Lollll Du coup c’est effectivement avec beaucoup de curiosité que j’ai commencé à lire cet article! Et au finish, s’il y’a une chose à retenir c’est que tu es vraiment un passionné! Rien à dire!!!!

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  2. C’est très bien écrit, bravo !
    J’aime ton avis personnel sur le fait de notre BD devrait être un outil pour s’approprier notre identité culturelle, avant de s’exporter.

    En plus de ça je dirais qu’il y a de l’espace médiatique à combler: tout ce que les gosses regardent comme dessins animés à tiji, mangas, ou lisent comme bandes dessinées, on peut créer des contenus similaires bien contextualisés par rapport à notre géographie, notre cuisine, nos arts de vivre. Je crois que c’est comme ça qu’on injecte une identité culturelle à une nation.

    Va falloir nous aimer nous mêmes d’abord pour que les autres nous aiment 🙂

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  3. Bon ben je vais éviter de faire dans la diatribe. De personnage noir dans les mangas, je dois avouer en effet que je n’en ai pas vu bcp et puis je suis pas une fana non plus. Je suis surtout allée à l’école de Mangas Tv so… Mais je pense avoir bien vu quelques molosses blackies faire leur apparition dans Nicky Larson ou Cat’s Eyes.
    Quant à l’initiative que tu décris, je reste perplexe. En effet, j’ai parfois l’impression que nous africains et surtout en Afrique Centrale, avons copié ou nous inspirons de l’étranger jusqu’à l’excès. Je veux dire tant qu’à faire de la BD, pourquoi ne pas trouver un style, un cachet positivement africain (l’exemple de Kiroo par exemple). Rien que le fait de dire manga africain me dérange un peu.
    En tout cas, cela ne change rien à la profondeur et le caractère agréable de la lecture de ton article. À vous relire bientôt. Pardon, faut aussi passer par chez moi, je viens déjà trop ici koman!

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  4. Pour être tout à fait honnête, la place des noirs dans les mangas ne m’a jamais interpellé. Pourquoi? Parce que je sais à quoi m’attendre. Je n’attends pas des mangakas une quelconque forme de fan service à ma peau noire, fan service qu’ils offrent déjà très difficilement aux non-japonais. Je m’intéresse beaucoup plus aux intrigues et aux messages que véhiculent les mangas. Pour moi, ça se passe au Japon, les mangas sont caricaturaux, bourrés de codes et de stéréotypes (sur les japonais eux-même aussi) qui ne sont le résultat que de leur ethnocentrisme. C’est de la fantaisie très souvent à prendre au 2nd degré. Maintenant si un auteur situe son histoire en Afrique noire et nous sort des dessins genre popo ou Tintin au Congo, c’est autre chose.
    Concernant l’identité culturelle de la BD camerounaise, je suis d’accord avec toi. Je serais plus intéressé par un dessinateur qui a un coup de crayon très personnel que par une quelconque forme de pastiche. Le manga camerounais me laisse donc perplexe mais je pense aussi qu’il y a de la place pour tout le monde et pour tous les styles d’expression et pour toutes les influences. Je reste ouvert.

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  5. Cet article est vraiment excellent. Très bien rédigé, très bien pensé, Sur cet aspect, 10/10.
    Cependant, attention aux fautes de grammaire (qui ne sont pas corrigées par la plupart des correcteurs auto).

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  6. Hummmm …… Difficile de donner un avis sur quelque chose qui m’apparaissait déjà assez évident. C’est vrai qu’on cri au racisme pour un oui ou pour un non de nos jours.

    Si on a le droit de donner un avis critique, je dirais l’article parle des japonais comme s’il les connaissait. Ça fait très sociologue, as-tu consulté des études sociologiques sur le Japon?

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  7. Les mangas sont d’origine japonais, fait par les japonais pour les japonais. Pourquoi vouloir forcer l’introduction des noirs dans des oeuvres qui ne sont ni inspirés ni focalisés sur l’Afrique? Et créer une copie alors que l’Afrique pourrait avoir ses propres styles.

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    1. C’est une bonne question, plims. La réalité est que l’Afrique (ou dans certain cas, le cameroun) ne fonctionne que par effet de suivisme, la plupart du temps. Nous n’avons pas mis de nom sur notre art alors qu’il est bien présent. Que ce soit pour les masques bantou ou pour toutes ces illustrations qui ornent nos objets culturels. Nous avons un style artistique, mais pas (a ma connaissance) une ecole artistique qui se demarque des autres de maniere significative. un incubateur d’artiste comme le magazine Sbich! aurait fort et a faire et beaucoup a gagner en se developpant ici.

      C’est mon avis

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  8. Hello ! Tout d’abord bravo pour cet excellent article qui renvoi à un soucis qui concerne également d’autres médias ( la représentation du noir au ciné, infos, musique, publicité ). En revanche concernant Mr Popo c est clairement une image qui rappel ces saletés de caricatures racistes d’antant mais rappelons le Popo est un génie, ce n est même pas un humain. Après comme ça l a si bien dis une personne au dessus, tant que ce n est pas comme tintin au congo où là il y a mépris de tout un peuple et un message pourris à souhait, y’a pas de soucis, le manga est de toutes façon ultra stéréotypé, et dans tous les sens…

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    1. Hey, tu m’apprend un truc. J’avais completement zappé que c’etait un génie.

      En meme temps, toriyama est japonais. faut pas s’attendre a grand chose niveau respect des nationalités. Au moins, il fait partie des rares a avoir un africain parmi ses personnages les plus puissants ET du coté des gentils.

      Parce que dans les autres manga la … *tousse tousse* Saint seiya arc poseidon *tousse tousse* Je dis ca je dis rien :3

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  9. Salut, tout d’abord j’ai trouvé ton article super ! Franchement ton point de vue est bien argumenté et bien illustré, tu dois savoir qu’en France le « manga français » se cherche aussi malgré quelques auteurs qui se font une place dans l’hexagone, plus rarement au Japon. Alors pourquoi l’Afrique n’aurait elle pas ses représentants mangaka ?
    Pour en revenir à tes propos, je ne sais pas si il y a un rapport mais avec les bases américaines dans le sud du Japon, peut-être que les noirs (américains) ont cette étiquette du militaire GI US ? Ce n’est peut-être que régional ? Et que du coup ils ont du mal à représenter les blacks autrement que décrits dans tes propos. Après si je dis des conneries arrêtez moi tout de suite.
    PS : Je suis surpris que tu n’ais pas cité Afro Samourai 😉

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    1. Afrosamourai xD Ca aurait été vachement previsible quand meme. Quand on pense a manga et culture afro, on pense immediatement a lui. Je voulais apporter de nouvelles references aux lecteurs.

      Pour ce qui est des bases americaines et des préjugés relatifs, c’est limite un cas d’ecole. Je m’explique : je dis plus que le japon compte dans sa population environ 3% d’etrangers. Pour un mangaka japonais, c’est difficile de se faire une idée. Et il faudrai qu’il le veuille, vu qu’ils sont ethnocentrique, ils s’en foutent. donc si un gars decide de caricaturer les africains comme des dresseurs de lion et les afro americain comme des chef de gang ou meilleurs potes d’obama, son lectorat ne se posera plus de question que ca.

      On serait tenté de jeter la pierre mais nous meme on fait un peu pareil. la caricature sur les asiatiques est un art pour certains (et meme pour certains humouristes asiatiques – je pense a frederic Chau (https://fr.wikipedia.org/wiki/Frédéric_Chau) que j’aime beaucoup d’ailleurs.

      En tout cas, content que l’article t’ai plu. n’hesite pas a revenir me lire 😉

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  10. Je sais que ça remonte, mais bon.
    Très franchement, je ne comprends pas le comportement de certains. C’est quand même curieux. Je comprends tout à fait le point de vu du responsable de l’article et je suis heureux de constater que mes conclusions sur cette hésitation des noirs dans le Manga ont des semblables. J’aime le Manga, avant tout, c’est le coup de crayon, les couleurs, la création d’univers, le tout dans ce style qui me séduit.
    Pourquoi toujours vouloirs faire « Made in Africa » a toutes les sauces. Lorsque le cinéma est né, je ne pense pas qu’il était en Afrique, et pourtant aujourd’hui les outils utilisés provienne bien de ces étrangers. On dit cinéma africain, mais avec les technique étrangère. Le Manga est partout, Amérique (Canada, usa, ..), Europe (France, Angleterre, Italie, …), et ils ne disent pas « , c’est trop japonais « , car c’est justement ce style-là qui nous plaît.
    Donc, oui un manga pur avec des personnages africain, je valide à 100%. Qui ne voudrais pas voir nos légendes, nos mythologies si riches, les caricatures de notre société prendre ces traits qui ont bercé nos enfances et qui continue (N’ayons pas honte de le dire hein !) de nous attirer. Le Manga est un style propre et donc il n’a pas à être modifié dans son essence et sa technique pour coller avec tel ou tel façon de penser, on passe indifférant, on l’aime ou on ne l’aime pas.
    ; )

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