Journée Mondiale du Cinosh d’Animation : Fin des stéréotypes.

Compatriotes du web, bonjour

Aujourd’hui est un bon jour, alors j’ai pensé à vous. En cette journée mondiale du film d’animation, je ne pouvais rester dans mon lit à végéter à mater des mangas sans vous conseiller quelques idées de visionnage. Du moins, c’était mon idée de départ. Puis je me suis rappelé que l’idée même de film d’animation était un concept étranger à mon pays. Alors comme Goku sauveur du monde, je viens partager ce que je sais avec vous. Allez c’est ti-par

Le Tombeau des Lucioles
Le tombeau des Lucioles : La ville de Kobe, au Japon, est en flammes. En ce terrible été 1945, les bombes américaines n’ont laissé aucune maison debout. Seita, un adolescent de 14 ans, doit s’occuper de sa petite soeur de 4 ans, Tetsuko, après la mort brutale de leurs parents.

Les films d’animation sont par définition des films conçus à partir de techniques numériques pour animer des images. Il peut être en 2D (Princesse Mononoke) ou en 3D (AppleSeed, Madagascar,…) et peut nécessiter la présence d’acteurs pour enregistrer les mouvements, comme le dernier film de Jamel, « Pourquoi je n’ai pas mangé mon père« , mais la magie d’un film d’animation, ce n’est pas tant la technique mais le jeu du doublage. C’est dans ce genre de moment qu’on se rappelle que le japon possède ses Seiyu, des doubleurs de catégories galactique. Nan mais sérieusement, les doubleurs asiatiques, c’est un tout autre niveau, c’est de l’engagement personnel, c’est de la technique, et tout et tout … j’ai même vu une fille pleurer sincèrement quand son personnage devait le faire. Catégorie galactique je vous dis.

Là où ça me fait chier, c’est quand, malgré tout cet engagement, ce budget technique, et un scenario parfois limite philosophique (Ghost In The Shell), certains trouvent quand même le moyen de me sortir

« Encore devant tes tintin la … ? » …

oui, les mentalités de ce pays se sont arrêtés à « Si c’est pas de vrais acteurs, c’est que c’est pas sérieux ».

Et chez nous, comment ca se passe ?

Côte d'Ivoire, fin des années 1970. Aya, 19ans, vit à Yopougon, un quartier populaire d'Abidjan
Côte d’Ivoire, fin des années 1970. Aya, 19ans, vit à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan

Le Roi Lion, Kirikou, Aya de Yopougon, etc… le pire c’est que quand on décide de regarder des films d’animation africain, y a plus beaucoup de choix. Déjà qu’essentiellement ça parle d’enfant qui doit sauver l’Afrique d’une manière ou d’une autre, ou rajoute a ca une animation qui n’a pas vieilli et un recyclage des mêmes sujets et on obtient l’immortalité du stéréotype.

Faut aussi comprendre certains. Ils n’ont connu que ça. Les techniques d’animation ne sont pas de chez nous, alors on a consommé ce qui venait en apprenant que ce qui vient d’un livre est par définition plus intelligent que regarder n’importe quoi à la télé (sauf si c’est un débat d’Afrique Media… ou un documentaire sur Arte). Alors comment Tonton Mbida, panafricaniste, saurait que le père de l’animation japonaise, Hayao Miyazaki, s’est servi de ses films pour rappeler à son pays son identité, en mettant en scène les héros et créatures de sa culture natale, faisant ainsi par le biais de l’animation, des films qu’on qualifiera aujourd’hui de conscient. On a tendance à oublier que le film d’animation est un media et pas une fin. Du coup, beaucoup ratent des perles du cinéma. Oui des perles. Bon faut aussi être sensible à la beauté du Cinéma d’animation, qui met plus en avant le scenario que le jeu d’acteur et le budget hollywoodien. Krkrkrkr…

Quoi ? Vous voulez vous rattraper ? Il n’est pas trop tard. Il faut quand même savoir quoi chercher. Si vous n’aimez pas les films de vampire, il y a très peu de chance que les films d’animation sur Dracula vous filent le frisson. Par contre si comme moi, vous avez déjà une idée de ce que vous aimez, une nouvelle façon de voir le monde vous attend au détour de vos futurs visionnages.

Je ne peux pas vous proposer de playlist magique, les goûts et les couleurs ne se discutent pas (enfin, il parait), mais les 3 titres que je vous propose à la fin de cet article brisent les stéréotypes de « tintin sans réelles valeur ajoutée »

#1 – Summer Wars

Pourquoi : Parce que c’est un film d’animation familial qui lève la problématique de la dépendance de la société a internet. Sur fond de réunion de famille où tante et oncle se réunissent pour l’anniversaire de la grand-mère. Vous reconnaitrez au moins un membre de votre famille dedans, promis.

le film entier :

#2 – Ghost In The Shell :

Pourquoi : Parce que c’est un thriller psychologique qui n’as du cinéma d’animation que le format. Là encore, problématique de la limite entre l’homme et la machine. Mais à un niveau beaucoup plus élevé d’implication philosophique. Le charadesign* est léché et le sujet est de plus en plus actuel. A réserver a un public averti et critique.

#3 – Princesse Mononoke

Pourquoi : Parce que c’est une perle de Miyazaki, est que le thème est la préservation de l’environnement. Du bon, de l’écolo, de l’émotion, avec de petits morceaux de culture japonaise dedans.

En espérant que ces titres vous permettent de vous faire une idée de vos propres goûts. N’hésitez pas à m’en faire un retour, que je vous en propose d’autres. D’ici-là, portez-vous bien.

Cordialement,

Un Geek, sauveur du monde, mais pas encore pris au sérieux.

PS : C’est également la journée internationale de la langue et de la culture créole… et du Judo. duducaressémwén…

Pour aller plus loin :

La journée du 28 octobre est dédiée au cinéma d’animation depuis bientôt 10 ans, depuis 2002 très exactement. Près de 40 pays la célèbrent aujourd’hui.
La date a été choisie en mémoire de Emile Reynaud, l’un des pionniers du dessin animé, qui projetait, le 28 octobre 1892, le permier film animé à Paris. C’est au musée Grévin, clin d’œil de l’histoire, qu’a eu lieu cet événément, devant un public enthousiaste admirant des pantomimes devenues lumineuses…
Pour briller en société, vous pourrez toujours raconter que l’appareil qui a servi à projeter ce premier film a été inventé par Emile Reynaud lui-même et s’appellait « Praxinoscope-théâtre ».

Menfin… aurait dit un autre inventeur célèbre !

ref: Journee Mondial, le site :3

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8 réflexions sur “Journée Mondiale du Cinosh d’Animation : Fin des stéréotypes.

  1. J’ai vu Aya de Yopougon et ça symbolise parfaitement ce que tu as dit sur la perception africaine… D’ailleurs, est ce que nous on a même des films d’animation? On dirait qu’on est encore plus dans la logique du dessin animé justement… Je vais regarder les propositions, et on en reparlera!

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    1. Merci pour ton intervention, tchoupi :3

      On en est encore la, malheureusement. J’ai grandi en pensant que kirikou était camerounais, ou a la rigueur africain. Ça m’a fait un choc d’apprendre que c’était l’œuvre d’un animateur français, Michel Ocelot ; Kimboo de la série Kimboo et les trafiquants d’ivoire est franco ivoirien mais à l’initiative européenne, Gilles Gay et Alain Jaspard.
      Zarafa la girafe
      Ce qui me scandalise, c’est qu’on a rien créé après eux. Zarafa de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie, est un exemple de ce que j’attendais de notre Afrique noire en terme de production media. Une preuve que l’on s’est approprié la technique et qu’on en a retiré les connotations péjoratives, comme les français et leurs techniques d’animation hérité de l’américain Walt Disney. ou les japonais qui en ont fait une arme culturelle extrêmement puissante.

      Je pense que notre société a besoin d’absorber les techniques, d’ajuster ses formations professionnelles, pour que la génération suivante puisse avoir accès a un environnement bac a sable accueillant. D’ici la, nous sommes réduit a consommer étranger.

      Ou alors, on fait comme le pain de mie camerounais, un peu de blé, un peu de manioc. et lentement, on recommence a manger local.

      Aimé par 1 personne

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